La pause continue

La pause continue

lundi 19 juillet 2021Temps de lecture: 8 minutes

Après s’être hissé à 6.526,76 points dans la matinée de vendredi dernier, le Cac 40 a basculé dans le rouge à la mi-journée avant de terminer en repli de 0,51%, à 6.460,08 points. Il reste ancré sous les 6.500 points pour la deuxième séance d’affilée. En cinq jours, le baromètre parisien a perdu 1,06%. Pis, il accuse une troisième semaine consécutive de repli, ce qui n’était plus arrivé depuis le mois de janvier.

Des indicateurs qui sèment le doute

Les sources d’inquiétudes sont multiples et identiques depuis plusieurs jours : la propagation du variant Delta, l’évolution de l’inflation et le risque de ralentissement de l’économie mondiale.

Les indicateurs en provenance de Chine ont semé le doute. Jeudi dernier, on a appris que la deuxième économie mondiale, qui avait fortement rebondi depuis le printemps 2020, a marqué le pas au deuxième trimestre 2021, avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 7,9% sur un an, contre 18,3% trois mois plus tôt.

Aux Etats-Unis, aussi, les statistiques sont mitigées. En juin, les ventes au détail ont connu un rebond surprise de 0,6%, là où le marché anticipait une contraction de 0,3%, mais cette amélioration est en trompe l’œil. En effet, elle intègre une hausse de 0,9% des prix à la consommation.

Pour Paul Ashworth, de Capital Economics, la bonne tenue des ventes d’habits et de matériel électronique pourrait s’expliquer par les chèques de soutien de l’administration Biden envoyés en avril même si « la hausse des prix a également gonflé la valeur nominale des ventes en dollar ».

Autre signe d’inquiétude : la confiance du consommateur s’est dégradée en juillet. L’indice établi par l’Université du Michigan s’est contracté de 4,7 points, à 80,8 en juillet, contre 86,5 anticipés par le consensus.

Sur le front des valeurs, le compartiment du luxe a fait grise mine. LVMH, première pondération du Cac 40, a pesé sur la tendance en perdant 1,34%. Le numéro un mondial du secteur, à l’instar de ses pairs Kering (-1,08%) ou Hermès (-1,50%), a subi des prises de bénéfices après la publication des performances trimestrielles du suisse Richemont (-0,85%) et du britannique Burberry (-5%).

Il semblerait que la crise ne soit plus qu’un lointain souvenir pour les géants du luxe, qui ont retrouvé, voire dépassé, leur niveau d’activité pré-pandémique. Cette annonce, certes réjouissante, était toutefois déjà intégrée dans les cours et le marché s’inquiète désormais de l’évolution de la demande en Chine au cours des prochains mois et, dans le cas de Burberry, du départ programmé de son directeur général Marco Gobbetti.

Unibail-Rodamco-Westfield dopé par HSBC

A l’inverse, les valeurs dites « value » ont repris des couleurs, à l’image des compagnies aériennes, qui avaient souffert, ces derniers jours, de la propagation du variant Delta et des annonces relatives au passe sanitaire. L’horizon pourrait s’éclaircir.

Aux Etats-Unis, l’administration Biden étudie la possibilité d’autoriser à nouveau l’entrée de voyageurs européens sur son sol. La décision concernant la levée des restrictions est « en cours » et sera annoncée dans les prochains jours, a déclaré le président américain en réponse à une demande de la chancelière Angela Merkel, en visite à Washington.

Également sujettes à une forte décote en raison de la crise, les foncières commerciales ont profité d’achats à bon compte et de notes d’analyste favorables. Plus forte hausse du Cac 40, Unibail-Rodamco-Westfield s’est adjugé 3,31%, tandis que Klépierre, sur le SRD, a pris 2,16%. HSBC a relevé son opinion de deux crans sur le premier, passant d’« alléger » à « achat », pour viser 102 euros, et il est désormais acheteur de Klépierre (contre « conserver ») et cible un cours de 24 euros, soit 4 euros de plus qu’auparavant.

Prises de bénéfices à Wall Street

La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, achevant la semaine sur de nouvelles prises de bénéfices et une note morose liée à l’inflation aux Etats-Unis. L’indice Dow Jones a fini en baisse de 0,86% à 34.687,85 points, le Nasdaq de 0,80% à 14.427,23 points et l’indice élargi S&P 500 de 0,75% à 4.327,16 points.

Sur l’ensemble de la semaine, tandis que le S&P et le Nasdaq ont cédé environ 1%, le Dow a limité la casse en perdant un plus modeste 0,5% sur les cinq jours.

Pour Patrick O’Hare, de Briefing.com, la séance a été marquée, pour le troisième jour d’affilée, par des prises de bénéfices.

Ce n’est « pas inhabituel à ce stade transitoire du milieu de l’été, avec les gens qui attendent un peu plus de clarté » sur l’orientation de l’économie pour les mois à venir, a expliqué l’analyste.

« Avant cette semaine, le discours dominant était que le marché allait reprendre son souffle », a-t-il ajouté, ce qu’il a fait une fois confirmés les bons chiffres trimestriels publiés par les entreprises cette semaine lors de la première salve de résultats.

Sur le plan macroéconomique, l’enquête mensuelle de l’université du Michigan, publiée vendredi en milieu de matinée aux Etats-Unis, a contribué à retourner la tendance après une ouverture de Wall Street en hausse. Selon cet indicateur, la confiance des consommateurs américains s’est nettement détériorée en juillet, en bonne partie du fait de la hausse des prix.

La proportion de ceux qui se sont plaints de l’inflation a ainsi atteint un record depuis que ce paramètre est mesuré, soit le début des années 1960. Pour autant, ça n’a pas été « une séance panique », a souligné Patrick O’Hare, même si le repli des indices s’est accéléré en fin de séance.

Plusieurs valeurs ont été malmenées vendredi, notamment les pétrolières, minées par les incertitudes sur le comportement des membres de l’Opep et de leurs alliés de l’Opep+, qui ne sont toujours pas parvenus à un accord de production. Chevron a perdu 2,65% à 98,62 dollars, Exxon Mobil 2,77% à 98,62 dollars et ConocoPhillips 2,77% également à 55,50 dollars.

Le fabricant de véhicules électriques Lordstown Motors (-3,94% à 8,54 dollars) a souffert de l’annonce, dans un document déposé auprès du gendarme américain des marchés, la SEC, d’une enquête fédérale en cours sur les activités du groupe. L’annonce précisait également que la SEC a demandé au constructeur des documents, dans le cadre de sa propre enquête.

La société américaine de biotechnologie Moderna (+10,30% à 286,43 dollars) profitait de l’annonce de son intégration à l’indice élargi S&P 500. Le titre avait franchi pour la première fois les 100 milliards de dollars de capitalisation boursière en clôture jeudi.

Après avoir démarré la séance bien orienté par l’annonce de discussions portant sur le possible rachat de GlobalFoundries par son concurrent Intel, le secteur des semi-conducteurs a glissé, jusqu’à la clôture.

Après une accélération récente dû au redémarrage de l’économie mais aussi à un vent de consolidation qui souffle sur l’industrie, les valeurs marquent le pas. Intel a perdu 1,51%, Nvidia 4,25%, et Texas Instruments 1,14%.

Sur le marché obligataire, le taux des emprunts d’Etat américains à 10 ans s’est de nouveau replié sous 1,30%, à 1,29%, peu sensible aux nouvelles sur la perception d’inflation des consommateurs américains.

 

Palmarès du Cac 40 – séance du jour

Le top 5 du jour des valeurs du Cac 40

Le flop 5 du jour des valeurs du Cac 40

 

Point sur les matières premières principales

 

L’analyse technique du jour par DT Expert

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD étaient enfermés au sein d’un large canal de LT légèrement descendant, jusqu’en novembre 2020, où une cassure haussière a eu lieu. La paire a proprement testé le pullback sur la borne supérieure dudit canal. Si l’euro semblait alors en bonne facture, le regain vif du billet vert la semaine du 7 juin sème un peu le trouble à court terme. Aussi, sans écarter une poursuite du repli intermédiaire, limité par le point pivot des 1,164, un passage au-dessus des 1,21 devrait engendrer une accélération vers les 1,2545.

Scénario alternatif : attention toutefois, en cas de passage sous les 1,164 il faudrait rester prudents, et un retour vers les 1,135 serait d’abord envisageable.

Sélection d’un turbo Call et d’un turbo Put pour jouer la hausse ou la baisse du sous-jacent

Voici notre sélection de turbos de la gamme Vontobel pour ceux qui souhaitent jouer la hausse ou la baisse du sous-jacent sélectionné :

Bonne journée, bons trades et à la séance prochaine pour la suite de nos aventures…

 

AVERTISSEMENT

Les commentaires et analyses figurant dans ce document reflètent l’opinion de DT Expert à un instant donné et sont susceptibles de changer à tout moment. Ils ne sauraient cependant constituer un engagement ou une garantie de la part de DT Expert. Les usagers reconnaissent et acceptent que par leur nature même, tout investissement dans des valeurs mobilières revêt un caractère aléatoire et qu’en conséquence, tout investissement de cette nature constitue un investissement à risque dont la responsabilité revient exclusivement à l’usager. Il est précisé que les performances passées d’un produit financier ne préjugent en aucune manière de leurs performances futures. Les turbos, de par leur nature optionnelle, sont susceptibles de connaître de fortes fluctuations, voire de perdre toute leur valeur. Il est recommandé à toute personne non avertie des spécificités de ces produits de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter. Copyright 2021 – DT Expert ©

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE DU CAPITAL EN COURS DE VIE ET À L’ÉCHÉANCE, émis par Vontobel Financial Products GmbH, véhicule d’émission dédié de droit allemand offrant une garantie du paiement des sommes dues par l’émetteur au titre du produit donnée par Vontobel Holding AG. Le produit est soumis au risque de défaut de paiement, de faillite ainsi que de mise en résolution de Vontobel Financial Products GmbH et Vontobel Holding AG. 

Renseignements importants 

Ce document n’est ni un conseil en placement ni une recommandation de placement ou de stratégie de nature financière, comptable, juridique ou autre ou une stratégie d’investissement, mais une publicité. Des informations complètes sur les instruments financiers, y compris les risques, sont décrites dans le prospectus de base respectif, ainsi que tout supplément éventuel, et dans les Conditions Définitives (« Final Terms ») respectives. Le prospectus de base et les Conditions Définitives constituent les seuls documents de vente contraignants pour les instruments financiers. Il est recommandé aux investisseurs potentiels de lire attentivement ces documents avant de prendre toute décision d’investissement afin de bien comprendre les risques et les avantages potentiels d’un investissement dans les instruments financiers. Les investisseurs peuvent télécharger ces documents et le document d’information clé (KID) sur le site internet de l’émetteur, Vontobel Financial Products GmbH, Bockenheimer Landstrasse 24, 60323 Frankfurt am Main, Allemagne, à l’adresse https://prospectus.vontobel.com. En outre, le prospectus de base, tout supplément au prospectus de base et les Conditions Définitives sont disponibles gratuitement auprès de l’émetteur. L’approbation du prospectus par l’autorité compétente ne doit pas être considérée comme un avis favorable sur les instruments financiers offerts ou admis à la négociation sur un marché réglementé. Les instruments financiers ne sont pas des produits simples et peuvent être difficiles à comprendre. Ces informations contiennent une indication des performances passées. Le rendement passé n’est pas un indicateur fiable des résultats futurs.

Les produits s’adressent à des investisseurs spécialistes de ces produits et ne devraient être achetés que par des investisseurs disposant de connaissances spécifiques. Les facteurs de risques tels que décrits ci-dessous représentent les principaux facteurs de risques. 

Risque de perte du capital : ces produits présentant un risque de perte totale du montant investi à tout moment. 

Risque de marché : ces produits peuvent connaître à tout moment d’importantes fluctuations de cours, pouvant aboutir dans certains cas à la perte totale du montant investi. Les produits ne comportant pas de protection du capital. 

Risque de désactivation :  pour les Turbos uniquement, si le cours du sous-jacent atteint la barrière désactivante/prix d’exercice, le produit sera automatiquement désactivé et perd l’intégralité de sa valeur. Plus vous choisissez un Turbo dont la barrière désactivante est proche du cours actuel du sous-jacent, plus son prix est réduit et l’effet de levier important, et plus le risque de désactivation est élevé. Et inversement. 

Effet de levier : ces produits peuvent intégrer un effet de levier, qui amplifie les mouvements de cours du sous-jacent de référence, à la hausse comme à la baisse, ce qui peut avoir un effet favorable ou défavorable sur la valeur du produit, suivant les cas. 

Risque de crédit : en acquérant ces produits, l’investisseur prend un risque de crédit sur l’émetteur et sur son garant éventuel.

25/01/2022 15:26:19

 

Écrire un commentaire

 

  

 

  

 

* Tous les champs imposés doivent être remplis